Mouvement social au Conseil Départemental des Côtes d’Armor

Oui Monsieur le Président, le monde a changé : désormais il faut négocier !

A la suite du mouvement de grève sans précédent mobilisant les agents du Conseil départemental,
les élus socialistes et communistes, tiennent à dénoncer la brutalité et le mépris de la droite
départementale.
Les agents du service public méritent le respect.
La restructuration imposée de manière autoritaire, sans dialogue possible, n’est plus de notre temps.
La droite costarmoricaine estime en effet que les fonctionnaires ne travaillent pas assez. Le temps
de travail négocié en 2001 respecte la loi et a permis souplement le partage du travail, créant
ainsi plus d’une centaine d’emplois.
Travailleurs sociaux, agents des routes, personnels des collèges, agents d’accueil et de secrétariat, les
nombreuses personnes qui ne comptent pas leurs heures au service de l’intérêt général se sentent
légitimement méprisées. Rappelons simplement que dans le service public, contrairement au secteur
privé, les heures supplémentaires ne sont pas rémunérées. Que dire, en outre, de l’instauration d’une
prime au mérite qui ouvre la porte au clientélisme et à la rupture du principe de neutralité !
Dès le premier jour, nous avons mis en garde le Président sur l’absence de dialogue social dans la
collectivité. A aucun moment, nous n’avons été écoutés. Mépris des agents, mépris des conseillers
départementaux d’opposition qui découvrent ce lundi une grave situation de crise où a même
été demandée la démission du premier vice-président.

Lire le communiqué de presse du Groupe PS – en date du 12 juin