| Le premier semestre 2004 a vu l’essentiel de l’activité des socialistes costarmoricains dédié aux échéances électorales. L’engagement de tous s’est soldé par des victoires méritées renvoyant la droite départementale, tout comme la droite nationale, face à ses responsabilités. Tout d’abord en gagnant les cantons de Plouha, Pontrieux, Corlay, les socialistes confortent leur présence dans le département. |
| Les résultats que nous avons obtenus dans la foulée lors du scrutin régional sont venus confirmer cette présence. Avec les 62,20% obtenus par la liste « Bretagne à gauche, Bretagne pour tous » conduite par Jean Yves LE DRIAN, les Côtes d’Armor est le département qui obtient le meilleur résultat de toute la Bretagne. C’est dire combien les électeurs nous accordent leur confiance et combien ils sont sensibles à la pertinence de notre discours et des actions que nous conduisons collectivement.Loin d’en rester là, nous avons vu l’électorat se mobiliser largement pour les élections européennes. Nos candidats, Claire VIDAMENT et Ronan KERDRAON, ont su faire preuve d’engagement, de pédagogie pour expliquer notre projet européen. Là encore, nous avons été écoutés. Avec 48% de participation, notre département est dans le trio de tête sur le territoire national.L’élection de Ronan KERDRAON à la tête de BREIS est de la part de l’ensemble des socialistes bretons la reconnaissance du travail que nous avons accompli ici durant cette année. Il s’agira pour lui de conduire et d’animer l’Union Régionale dans une configuration nouvelle.Le temps des confrontations électorales se terminait à peine que nous avons appris le décès de notre camarade Didier MOREL. Pour l’ensemble des militants et responsables de notre fédération le choc a été rude. Certes, nous savions que Didier livrait un combat difficile, mais pour toute la famille socialiste nous avons perdu plus qu’un camarade.PERSPECTIVES : La grave crise de confiance que le gouvernement affronte en cette rentrée, son manque de vision sans cap, avec un seul objectif celui de durer, a des conséquences qui les dépassent. Elle accroît le risque de rupture sociale et civique. Elle dénature encore plus l’engagement politique et l’action publique. Elle affecte profondément cette image que nous voulons tous porter : celle d’un engagement au service de nos concitoyens. Plus grave, elle affaiblit le lien démocratique entre les citoyens et les institutions. Cela ne doit plus durer.Un défi est lancé à la gauche. Le temps d’agir est là. Nous ne devons pas nous contenter de nous satisfaire de nos résultats électoraux. Notre rôle est de donner des réponses aux Français. Les socialistes doivent défendre les citoyens, proposer un espoir et fédérer les énergies.Il y a urgence nous devons peser pour défendre le pouvoir d’achat de nos concitoyens mis à trop rude épreuve par les cadeaux fiscaux faits par le gouvernement au capitalisme de ses amis. Nous allons devoir nous engager dans la défense des 35 heures. Non seulement en nous opposant au démantèlement législatif mais, surtout, en exigeant l’application de la loi. Nous devrons mener ce combat, aussi difficile qu’il soit avec toute la gauche et les organisations syndicales. Tout comme la défense de la sécurité sociale, chèrement acquise, il s’agit d’une bataille politique d’envergure commune.Nous allons aussi devoir lutter pied à pied, commune par commune, pour la défense de notre service public. Il n’y a pas de service public de gauche ou de droite ! C’est un service à la Nation. Il s’agit pour nous d’engager un combat pour préserver la solidarité territoriale. Que l’on soit en Côtes d’Armor, dans les Alpes-de-Hautes-Provence, en Corrèze, chaque Français doit pouvoir avoir le droit d’exiger l’accès aux services publics.Alors, nous avons deux ans pour proposer aux Français notre projet pour la France. Notre fédération, nos élus, nos militants, n’auront que cette bataille à mener et à gagner.Comme au niveau national, la fédération des Côtes d’Armor va mettre en place des commissions, des consultations en direction des militants, et tout sera mis en œuvre pour qu’ensemble nous puissions construire notre projet. Nous devrons, dans ce cadre, mobiliser élus, forces vives (syndicats, associations) et surtout vous militants, pour que nous puissions porter l’espoir que les Français nous ont accordé lors des dernières élections. Le premier parti de France se doit d’être le parti de toute la France.En avril prochain, le Parti Socialiste aura cent ans. Ce temps fort dans la vie de notre parti, nous le célébrerons ensemble mais également en associant nos sympathisants. Nous devons porter haut les couleurs du socialisme à cette occasion et, je vous invite d’ores et déjà à vous mobiliser pour cet événement. Cela veut notamment dire convaincre. Une grande campagne d’adhésion va être mise en place. Il vous reviendra, à vous, chers camarades, de faire du Parti Socialiste un parti toujours plus ouvert vers les autres. |
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